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Un musée de bêtes

Au début du XXème siècle, Ferdinand d'Orléans, duc de Montpensier, a créé au château de Randan un Musée de la Chasse rassemblant 450 animaux tués lors de ses voyages à travers le monde et naturalisés par le taxidermiste londonien Rowland Ward dont l'art demeure inégalé.

Cette collection est comparable à celle léguée par le duc d'Orléans -frère de Ferdinand- au Muséum National d’Histoire Naturelle mais, à la différence de cette dernière, elle nous est parvenue dans sa conception d’origine et dans sa totalité.

La plupart des animaux sont regroupés et mis en scène dans des vitrines appelées dioramas.  Ces mises en scène sont souvent spectaculaires voire uniques.

Le Musée de la chasse de Randan présente un triple intérêt :

Historique, car il représente un témoignage d’une activité de la haute société du XIXème siècle et du début du XXème siècle : la chasse et la recherche de trophées, en particulier exotiques. A Randan, outre la collection elle-même, l’iconographie, les écrits du duc de Montpensier expriment cette passion des voyages lointains et de la chasse.

Muséographique, car les vitrines réalisées par Rowland Ward sont d’une qualité inégalée (naturalisation et mise en scène). Elles témoignent des premiers essais de présentation sous forme de dioramas. Les excès de cette époque sont même perceptibles : accumulation de spécimens et associations irréalistes.

Scientifique, car toutes les dépouilles peuvent présenter un intérêt sur ce plan. Certains de ces spécimens appartiennent à des espèces rares ou en voie de disparition, d’autres font partie d’ensembles faunistiques intéressants. Certaines familles sont bien représentées.

Diorama regroupant des animaux d’Asie.

 

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