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Sauvetages du Musée

Le premier sauvetage du musée de la Chasse du duc de Montpensier a eu lieu en juillet 1925, lorsque les pompiers et la population de Randan ont accouru pour essayer de soustraire aux flammes le mobilier et les animaux naturalisés.

Le musée de la chasse a-t-il été sauvé dans sa totalité ? En l’absence d’inventaire antérieur à l’incendie, il est difficile de le dire. Pourtant, même s’il est certain que certaines pièces manquent à l’appel, l’essentiel semble nous être parvenu.

Après l’incendie, le musée a été transféré dans les remises des grands communs autrefois réservées aux véhicules. Les animaux sont restés entreposés là pendant 75 ans. Soumis aux variations climatiques, menacés par les infestations (insectes, moisissures) et par la dégradation progressive des bâtiments, ils doivent leur salut à l’exceptionnelle qualité de leur naturalisation qui leur a permis de passer ces épreuves.

Le second sauvetage de la collection Montpensier intervient en deux temps. D’abord en 1991,  date à laquelle la totalité des collections de Randan est classée au titre des Monuments Historiques, empêchant ainsi leur sortie du territoire national. Ensuite en mai 1999, lorsque la mobilisation de l’État, de la Région, du Département et de nombreux particuliers a permis d’arrêter in extremis la vente aux enchères du fonds mobilier du Domaine de Randan.

Le Ministère de la culture s’étant porté acquéreur des collections du Domaine de Randan, le musée de la chasse est rapidement transféré dans un bâtiment mis à disposition par la Ville de Clermont-Ferrand. Grâce à une fructueuse collaboration avec la Direction régionale des affaires culturelles et le Muséum d’histoire naturelle Henri-Lecoq, la totalité des animaux naturalisés est inventorié et restauré entre 2000 et 2002.

Cette restauration a été réalisée par Isabelle et Yves Walter, spécialistes reconnus ayant eux même mis aux points des techniques de restauration spécifiques aux collections d’histoire naturelle.

Etant classés Monument Historique, les dioramas et les animaux ont été restaurés selon un principe de conservation intégrale et dans le respect de leur présentation originelle. Aucun élément n’a été ajouté. Seuls quelques animaux parasités et non restaurables ont été retirés de certaines vitrines.

Afin de prolonger la vie de cette fragile collection, des précautions rigoureuses de conservation doivent être mises en œuvre : faible intensité de l’éclairage, absence d’ultraviolets, maintien d’un climat adéquat, prévention des infestations dues aux insectes et aux moisissures, attention particulière portée aux manipulations… Une surveillance régulière est donc opérée et des traitements préventifs sont réalisés annuellement.

Remise en couleur du bec de l’aigle pygargue lors de sa restauration en 2000.

 

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